Tunisie : l'Institut Confucius organise la finale du Concours national de chant chinois (REPORTAGE)

Publié le: 12-10-2025 Source:  French.xinhuanet.com
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TUNIS, 11 octobre (Xinhua) -- L'Institut Confucius de Tunis a organisé samedi la finale nationale de la 2e édition du Concours de chant chinois, auquel ont pris part une vingtaine de participants, la plupart des étudiants en langue chinoise à l'Institut supérieur de langues de Tunis (ISLT).

L'événement est organisé sous l'égide de l'ambassade de la République populaire de Chine en Tunisie, à l'amphithéâtre du Centre sportif et culturel (projet construit par la Chine), de Ben Arous, une province de la banlieue sud de la capitale Tunis.

La cérémonie de remise de prix a été marquée par la présence, notamment, du délégué de la province de Ben Arous, de l'ambassadeur de Chine en Tunisie, du directeur de l'ISLT et de représentants d'établissements étatiques tunisiens ainsi que de sociétés chinoises implantées en Tunisie.

Les participants ont interprété des chansons pop, slow, hip-hop et d'opéra chinois.

Trois sœurs de la famille Saïd, Yaquine (11 ans), Kifaa (9 ans) et Hanine (8 ans) ont brillé lors de ce concours malgré leur jeune âge et ont suscité au moins une dizaine de minutes d'ovation à l'issue de leur représentation. Elles ont décroché l'un des deux grands prix majeurs.

"Cela fait quatre ans déjà que mes trois filles pratiquaient le kung-fu, d'autant plus que l'aînée est désormais membre de l'équipe nationale tunisienne de Taolu (l'une des formes traditionnelles des arts martiaux chinois)", a confié à Xinhua leur père, Walid Saïd.

Selon lui, "c'est à partir de là que nous (leurs parents) avons eu l'idée de leur proposer l'apprentissage de la langue chinoise. Bien que difficile au démarrage, l'apprentissage de cette langue n'a pas gêné mes filles et elles ont fait preuve d'impressionnante adaptation".

Grâce à l'enseignement qu'elles ont reçu à l'Institut Confucius de Tunis, les filles de M. Saïd ont atteint un très bon niveau, ce qui leur a permis de bien avancer dans leur parcours sportif, a-t-il poursuivi.

M. Saïd a affirmé que "l'apprentissage du chinois a parfaitement aidé mes filles à s'ouvrir l'esprit, malgré leur jeune âge (...), mais leur a surtout permis d'obtenir de nouveaux horizons professionnels, notamment la possibilité future de décrocher des bourses d'études en Chine".

Un constat que semble partager Ahlem Motamri, également chanteuse amateure : "J'ai commencé à apprendre le chinois en 2004. Depuis lors, je pratique le chant en chinois, qui demeure, à mon avis, l'un des arts les plus proches de notre esprit et notre art. D'autant plus que chanter en chinois me procure confiance et apaisement".

Elle ajoute que "le fait d'être une chanteuse tunisienne qui maîtrise le chant chinois est un atout personnel, et aussi une source d'inspiration (...) pour en apprendre plus sur la civilisation, la culture et l'art chinois".

La réputation mondiale du chant chinois "n'est guère le fruit du hasard, mais plutôt le couronnement d'un héritage vieux de milliers d'années, d'autant plus que l'art chinois se croise pleinement avec celui du monde arabe", a-t-elle estimé. Fin

Rédigé par: Wang Siyang